Samedi 15 novembre 2008
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Entendu hier sur France inter dans l’émission « La tête au
carré » : la théorie du moindre effort, loi humaine et naturelle selon laquelle nos évolutions vont toujours dans le sens de moins d’effort à effectuer… mais des études scientifiques
ont montré que l’augmentation de l’état dépressif ou du sentiment d’anxiété était en corrélation avec le manque d’activité manuelle… par conséquent pour lutter contre la morosité, blues ou
dépression, il faut utiliser nos 10 doigts.
Alors je réfléchis à mon propre cas tout en écoutant l’émission et j’en conclus
que cela fonctionne. Quand j’écris des textes, quand je transforme mes objets, mes meubles ou mes habits (j’adore la déco à faire soi-même genre décopatch), j’ai remarqué que je me sens bien… la
journée n’a pas été vaine… cela occupe les mains certes mais surtout l’esprit…
Parce que finalement qu’est-ce que la vie ? … sinon de l’attente, du temps qui passe et quand on y réfléchit, il n’y a pas de but très précis ou bien
défini… alors autant occuper, remplir cette attente avec des activités, quelles qu’elles soient ,qui puissent nous donner l’impression d’être comblé, de se sentir vivant et en accord avec ce que
l’on veut pour soi. Voilà pourquoi je suis très contente d’apprécier à ce point la lecture parce qu’une personne qui aime lire ne s’ennuie jamais. Petit conseil pour éviter d’avoir à attendre
sans savoir que faire : ayez toujours un livre dans votre sac ou un carnet et un stylo! J’étais en New York lors du black out de 2003 (panne d’électricité qui a touché tout le Nord-Est
des Etats-Unis et le Sud du Canada). Il a fallu attendre de 16H jusqu’au lendemain 6h du matin pour pouvoir rentrer dans la maison où je passais mes vacances… cette nuit-là, j’ai compris
l’importance de la lecture et de l’écriture dans ma vie. J’avais sur moi mon journal intime et j’ai composé des poèmes et un premier jet pour une nouvelle… je n’ai pas vu le temps passer et ce
fut une des plus belles nuits de ma vie. Je regardais les gens autour de moi, j’essayais d’imaginer leur vie… s’ils pouvaient devenir des personnages de roman. Puis, j’ai commencé à discuter avec
mes voisins…
Je me suis juste dit : je suis là, c’est comme cela, je ne peux rien faire
pour changer ce fait alors autant « faire quelque chose » de ce moment, de cette attente. Faire quelque chose pour moi cela veut dire profiter du lieu, des gens, du temps pour
s’enrichir, pour échanger, pour apprendre… c’est juste cela la vie… du temps qui passe et que nous devons occuper… comment être heureux ? En occupant ce temps du mieux que nous
pouvons.
Quand je n’allais pas bien du tout, j’ai passé des heures à pleurer… et
maintenant, je regrette (ceci dit, je sais bien qu’il fallait que cela sorte parce que ça me soulageait) mais c’est vraiment du temps de perdu pour le coup et que même si l’on vit des moments
difficiles, il faut essayer d’en « faire quelque chose » de positif en envisageant l’obstacle comme la possibilité de vivre autre chose, autrement et d’évoluer vers une vie qui nous
convient mieux…
Plus facile à dire qu’à faire comme on dit… peut-être pas finalement... il suffit de commencer !
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